vendredi 4 septembre 2015

L'oiseau quitte le nid, le syndrome du nid vide


Mon "petit" quitte le nid, il a 21 ans, fini ses études, trouvé un super taf et va s'installer avec sa chérie qu'il adore.
Jusque là on pourrait dire que c'est génial, formidable, une page se tourne et on passe à autre chose, sauf que depuis deux jours je ne me sens pas très bien, je pleure et j'ai du mal à me dire que c'est la normalité bien que je n'aimerais pas avoir un grand fils dans "mes pattes" qui ne s'assume pas. Je suis toute en contradictions et je crois que j'en ai pour quelques jours, mais ça va passer.

Mon mal-être est normal et passager ce qui me rassure car je n'ai pas eu la même réaction avec mon ainée qui est parties pour ses études. D'ailleurs "sa maison" c'est toujours chez ses parents et elle revient dans 15 jours.

En voulant écrire cet article je suis tombée sur cet article sur le très bon site de psychologies.com et les éléments de réponse suivant sont apportés par la psychologue clinicienne Béatrice Copper-Royer, auteur du livre Le jour où les enfants s'en vont (Albin Michel).
Vous pourrez voir l'intégralité de cette interview très intéressante en suivant ce lien.




Environ 35 % des parents, en majorité des mères, souffrent de ce qu'on appelle "le syndrome du nid vide". Une forme de dépression qui se traduit par un sentiment d'abandon et de vacuité quand les enfants quittent le domicile familial. Leur départ est en effet un mélange de joie, de bonheur, de fierté, mais aussi de tristesse. C’est également une forme de déchirement et de renoncement. Comment appréhender cette période délicate ? 

En quoi le départ des enfants du domicile familial est-il une étape clé de notre vie de parents ?

C’est une page qui se tourne, et un nouveau chapitre qui s’ouvre. Ce n’est pas rien ! C’est un moment fort car la fonction parentale, notamment maternelle, prend un coup dans l’aile. La mission de protection des enfants s’arrête. C’est un renoncement qu’il ne faut pas minimiser. Le sentiment de vide que l’on ressent après leur envol du nid n’a sans doute jamais été aussi fort car les enfants sont au centre de la famille dans nos sociétés contemporaines. Ce moment est aussi une source de stress et d’angoisses car il faut apprendre à les lâcher pour de bon, à ne plus contrôler leur vie. Et cela s’anticipe.


Ce départ est-il plus difficile à vivre pour les mères ?

Oui, en général, mais cela dépend des situations personnelles et de quelle femme est la mère. Si elle a par exemple bien investi sa vie affective, ce sera évidemment moins dur que si elle est seule. Si la relation mère/fille est très fusionnelle, c’est généralement très compliqué à gérer. Plus les enfants sont un refuge affectif fort, plus leur départ est douloureux et complexe.

Leur départ signifie aussi souvent un retour à la vie de couple pour les parents…

Oui, et cela change complètement la donne au quotidien. Le bat blesse si la vie des parents ne tournait qu’autour des enfants car une fois qu’ils sont partis, le couple parental n’a plus lieu d’être. Leur départ oblige à se poser des questions sur soi, à faire le point sur sa propre vie pour savoir où l’on en est. Beaucoup de choses se jouent : peur de la solitude, angoisse du vieillissement, etc. Nous devons à nouveau faire connaissance avec nous-mêmes, car souvent nous nous étions un peu perdus de vue. Il va falloir se regarder et regarder l’autre en face, s’écouter dans ce silence assourdissant laissé par le départ des enfants. Et ce n’est pas facile.



En conclusion même si je voyais mes enfants grandir je ne me suis pas préparée à la "séparation" et comme j'ai énormément de complicité avec mon fils, sa présence au quotidien va terriblement me manquer.  Je ne lui montre pas "trop" mon malaise de ce "baby blues" tardif car je ne veut pas qu'il se sente mal et finalement je suis très heureuse pour lui du tournant que prend sa vie.
J'essaye de rationaliser le plus possible en me disant que c'est un cap à passer et comme m'a dit une amie, il faut juste que je coupe le cordon....ça va aller :-)


4 commentaires :

  1. Comme je te comprends et c'est quelque chose que j’appréhende beaucoup
    La description que tu en fais me correspond parfaitement et même si pour le moment le nid n'est pas complètement vide le départ cette année du numéro deux et trois va évidemment bouleverser mon rôle de maman !!!
    allez je pense bien à toi et si tu trouves des solutions garde les moi bien au chaud
    Bises

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  2. Ce n'est pas facile pour nous maman d'accepter le départ de nos rejetons. Les miens sont encore petits alors je savoure. Je pense bien à toi!

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  3. Je pense que les débuts ne sont jamais faciles mais que tu t'en relèveras très vite, pour n'en être que plus heureuse et sereine. Bon courage, Merko, je suis certaine que ce ne sera pas aussi dur que tu le crois, tu vas même y prendre goût !

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  4. @ mes fidèles lectrices : Voilà déjà deux mois que je n'ai rien publié....Je n'ai pas boudé la blogosphère mais j'ai juste trouvé du boulot, ça prend du temps lol. En plus je continue à faire mon sport régulièrement alors comme c'est le soir, quand je rentre à la maison pas vraiment envie de passer du temps derrière l'écran. J'y suis bien assez toute la journée.
    Pour revenir sur le départ de mon fils, je m'y suis remise comme vous vous en doutiez.
    Il vient avec sa chéri manger à la maison le week-end et ils ont eu l’occasion de nous inviter mon mari et moi dans leur maison à eux, ça fait tout drôle et c'était très sympa, ils se débrouillent très bien. Finalement avec le recul, le mauvais moment n'aura pas trop duré, une petite semaine de blues tout au plus. En fait mon fils est heureux et du coup, moi aussi. On ne fait pas les enfants pour soi et aimer c'est aussi savoir laisser partir.
    Bon bein je vais voir un petit peu du côté de chez vous, mais m'en veillez pas si je commente pas trop. J'ai une soupe de potiron à faire, mdr. Je vous souhaite une belle soirée d'Halloween et vous dis à très vite.

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